Elisabeth Haïk

 

 

L'écriture est toujours une aventure intime, de frontière à frontière et de limite à limite.

Lorsqu'on écrit, on parle de soi, tout en absorbant les émotions des autres et en les recyclant, pour d'autres.

En somme, l'écrivain est un capteur de sens, une éponge à rêves, et l'observateur libre d'un monde qu'il reconstruit entièrement à chaque passage. Ainsi, toute nouvelle histoire est-elle un nouvel engagement, elle repart de l'intime mais se destine à la rencontre de l'autre, ce lecteur entre les mains duquel l'écrivain livre les clés de son monde. C'est pourquoi, si l'écriture est un acte de nécessité, elle est tout autant preuve d'inconscience, mais aussi de confiance.

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