La valeur du temps

Le temps n’est pas le même pour nous et pour eux.

Nous vivons le présent pour le célébrer. Nous profitons de ceux que nous aimons, de nos amours, de nos enfants, de nos amis et des plaisirs qui sont l’essence même de la vie. Le présent pour nous, c’est lever un verre à la vie. Et lorsque nous envisageons le futur, nous faisons en sorte de nous préparer un présent encore plus beau et encore plus vivant. Avec plus d’amour encore. Avec des cons qui osent tout comme aujourd’hui, mais des gentils cons, des cons indispensables pour nous faire parler, des cons qui aiment la vie.

Dans notre présent, nous chérissons notre passé. Nous conservons précieusement notre Dolce Vita au cinéma, nos tableaux même scandaleusement nus qui disent l’origine du monde ainsi que toutes nos traces de vie. Nous revendiquons notre évolution darwinienne, nos patriarches, nos Bouddhas millénaires, nos Mille et une Nuits orientales et leurs danses qui s’affichaient au grand jour. Nous leur conservons une place dans notre Panthéon aux côtés de ceux qui croient et de ceux qui ne croient pas, dans le même amour de toutes les libertés.

Dans notre présent parce que nous aimons la vie, nous prenons conscience du futur de notre planète. Nous trions nos déchets, nous essayons de manger bio, de refermer le robinet en nous brossant les dents et de revisser bouchon du dentifrice. Certains poussent le bouchon encore plus loin mais ils nous font plutôt sourire. Ils ont le droit et nous aussi. Nous organisons notre COP 21 parce que dans le futur nous espérons bien être encore tous là jusqu’à 120 ans, mais sur une terre encore plus belle. Et parce que la vie c’est ici et maintenant.

Dans leur présent, il n’y a qu’un précipice vers le néant. Leur présent dure une nanoseconde, juste le temps de leur nullité existentielle. Ils n’ont ni passé qu’ils détruisent, ni futur qu’ils font exploser à grand fracas de haine. Au nom d’une pulsion de mort qu’ils rhabillent et qu’ils barbent sous un manteau de religion, ils attaquent leurs voisins moins barbants, les croisés, les juifs, les occidentaux, les athées, les démocrates, les dépravés même les plus purs, les musiciens même les plus mauvais, les poètes qui s’illusionnent encore, les dessinateurs de quatre traits d’humour, les libres jouisseurs, les barbiers. Et les femmes qui leur rappellent combien ils sont impuissants à les satisfaire. Et les homos qui leur font tellement craindre d’en être. Et les pierres millénaires qui ne sont pas les leurs, et la terre que leurs générations n’ont jamais foulée. Et les prières ancestrales de ceux qui les adressent au ciel sans préjudice d’autres prières ni d’autres ciels.

Pour nous, il y a un présent éclairé par le passé, guidé vers l’espoir d’un futur. Dans leur nanoseconde de vie, il y a une nanoseconde de trop.

Je pense à toutes ces vies humaines assassinées ce vendredi 13 novembre par le dernier degré d’inhumanité, à ces enfants qui sont tous les nôtres, à leurs parents, à leurs familles. Je pleure avec eux, comme je pleure pour mon Paris de lumière et pour ma France des Lumières.

France

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10906231_10152907237742850_4763319492561083298_nJe suis Charlie: défendre la liberté d’expression, y compris celle de blasphémer

Monde surréaliste dans lequel nous vivons. Epoque totalement trouble, dans laquelle la gauche et l’extrême gauche défendent l’islamisme radical au nom d’un prétendu antiracisme, où les libertaires, les insolents et les irrévérencieux humanistes tenants du plus pur esprit gouailleur et voltairien, sont vilipendés pour provocation par cette même gauche. Monde violent, dans lequel les fascismes religieux et gauchistes, traditionnellement antagonistes, nouent aujourd’hui des alliances au nom d’un seul point commun résumé en la haine des valeurs de l’Occident: libéralisme et économie de marché d’une part, liberté de religion et de non-religion d’autre part, le tout sous un fort ciment d’antisionisme, d’antisémitisme et d’antiaméricanisme.

Devenues progressivement très audibles, la parole du clown antisémite sordide et de son maître à penser délirant cyclothymique paranoïaque, celle du  journaliste gourou moustachu donneur de leçons de pensée et de son admirateur végétarien accusateur public sur plateaux, ont drainé des millions de  suiveurs et de fans en mal d’idéal.

Ce sont ceux-là, qui depuis 2006, date des premiers ennuis de Charlie Hebdo avec les caricatures de Mahomet  nous ont abreuvés de « liberté d’expression oui mais » et d’amalgames volontairement orientés. Edifiant, de relire les propos de ceux-là depuis 2006 sur les « trahisons » et les « provocations » de Philippe Val, l’ancien directeur de Charlie Hebdo, de  Charb, Wolinski, Cabu et leurs amis qui auraient pervertis les idéaux de gauche. Sur Charlie le « journal de merde » (Guy Bedos). Ce sont tous ceux-là qui ont accusé Charlie d’islamophobie simplement parce que Charlie riait de tout, et même de l’islamisme idiot et violent. Face à la violence des prédicateurs et des bigots, Charb, Tignous, Cabu et Wolinski invitaient à la réflexion et au rire. Jamais à la haine et encore moins à la stigmatisation des vrais musulmans sincères et républicains. Rire de tout, y compris des Tartuffe terroristes, n’est-ce pas la première des libertés?

charlie

Les caricatures de Charlie Hebdo n’ont jamais insulté le prophète de l’Islam, elles l’ont au contraire toujours représenté comme hostile aux crimes commis en son nom par des « cons ». Mais elles ont tout aussi bien considéré, à raison, qu’on pouvait dédramatiser  Mahomet, comme on pouvait ramener le pape ou le rabbin à de justes proportions: celles de tenants de religions auxquels chacun est libre de croire ou non. Le rire n’est pas l’insulte tant qu’il est bienveillant et intelligent. A dix mille lieues du rictus du clown sordide, bavant la haine et appelant à l’injure.Le blasphème est une liberté aussi importante que toutes les autres, car il est le corollaire de la liberté religieuse. Sans liberté de blasphémer, il n’y a point de liberté de croire ou de ne pas croire. Interdire le blasphème conduit au retour aux exécutions du Moyen-Age pour sorcellerie. C’est bien ce qui est arrivé le 7 janvier 2015 aux héros de Charlie Hebdo exerçant leur art sous protection policière, après des années de menaces et de tentatives d’intimidation. Parce que l’islamisme violent tel que nous le connaissons aujourd’hui, c’est le retour au Moyen-Age, ainsi qu’en attestent hélas les millions de ses victimes de toutes confessions (musulmane, juive, chrétienne, bouddhiste…) dans le monde.

Pourquoi une partie de la presse outre-atlantique, à l’exception notable de celle du Québec libre, refuse-t-elle encore de publier les œuvres controversées de Charb, Tignous, Honoré et Cabu même pour illustrer le crime commis à leur encontre? Pour ne pas, dit le Financial Times, choquer les musulmans. Mais ne comprend-elle pas que ce faisant, elle acquiesce à la censure? Les musulmans n’ont pas à se sentir insultés par des dessins, ou alors ils ne sont déjà plus libres. Allons même plus loin…Et quand bien même les musulmans seraient choqués par une blague? Et alors? Et si les blagues contre les Juifs, les Chrétiens ou le Dalaï-Lama n’étaient pas drôles?  Où est la gravité de ne pas rire, comparée à celle de mourir de rire?

J’aime les Etats-Unis et je respecte leurs valeurs, mais je les comprends moins quand ils bipent les gros mots sur les plateaux télé et flattent la bigoterie de tous bords.

Jeannette Bougrab, femme de droite magnifique et digne compagne de Charb, homme de gauche, a dénoncé avec éclat hier sur BFM et TF1, la solitude de Charlie Hebdo pendant toutes ces années. Elle a appelé toutes les consciences sincères et démocrates à vraiment ouvrir les yeux cette fois. Il ne sert à rien de clamer Je suis Charlie, si  l’on ne reprend pas l’essence même du combat de Charlie. Le danger pour la liberté n’est pas de publier des dessins dénonçant le terrorisme pratiqué au nom de l’islam; il est de s’abstenir de le faire.

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Aymeric Caron: l’Art d’avoir toujours raison

Le clash de samedi soir entre Aymeric Caron et Bernard-Henri Lévy dans On n’est pas Couché, l’émission de Laurent Ruquier, suscite les indignations et les louanges de la Toile depuis lors, selon que l’on soit partisan de l’un ou de l’autre.

A assister à ce spectacle rythmé par la claque du public, toujours uniquement orientée en direction d’une seule thèse, celle d’Aymeric Caron, j’ai pensé au Stratagème XXVIII développé par Schopenhauer dans l’Art de la Dialectique.

« Stratagème XXVIII
Convaincre le public et non l’adversaire

Il s’agit du genre de stratégie que l’on peut utiliser lors d’une discussion entre érudits en présence d’un public non instruit. Si vous n’avez pas d’argumentum ad rem, ni même d’ad hominem, vous pouvez en faire un ad auditores, c.-à-d. une objection invalide, mais invalide seulement pour un expert. Votre adversaire aura beau être un expert, ceux qui composent le public n’en sont pas, et à leurs yeux, vous l’aurez battu, surtout si votre objection le place sous un jour ridicule. : les gens sont prêts à rire et vous avez les rires à vos côtés. Montrer que votre objection est invalide nécessitera une explication longue faisant référence à des branches de la science dont vous débattez et le public n’est pas spécialement disposé à l’écouter. »

Certes samedi soir, il ne s’agissait nullement d’une discussion entre « érudits »  dans la mesure où ce terme ne saurait s’appliquer à Aymeric Caron. Mais tout dans son discours mono-orienté par l’idée fixe  d’incriminer et de faire huer Israël, rejetant pour ce faire consciencieusement la réalité des faits et l’interprétation honnête des chiffres, faisait transparaître l’indigence de son fond et son absence d’argument sur le sujet (argumentum ad rem) lui-même.

Emmenant avec lui le public qui s’indigne légitimement de la mort d’enfants, en lui laissant croire que ces victimes innocentes ne seraient dues qu’à la barbarie des Israéliens visant délibérément  des écoles de l’ONU ou des enfants jouant sur une plage, Aymeric Caron n’avait plus besoin d’être honnête intellectuellement ou d’opposer des arguments sérieux à BHL, lorsque celui -ci invoquait les 160 enfants morts à Gaza en creusant les tunnels du Hamas.

Je doute qu’Aymeric Caron ait lu le stratagème XXVIII de Schopenhauer avant l’émission, mais sa dialectique bien huilée, toujours la même pour éviter de débattre réellement sur le fond d’une question, a mis Bernard-Henri Lévy dans la quasi-incapacité de démontrer l’invalidité de ses objections  sans « une explication longue faisant référence à des branches de la science dont il était débattu » (en l’occurrence les raisons de la guerre entre Israël et le Hamas, et la nature criminelle de ce mouvement). Autant dire, impossible sur le plateau de Ruquier, lorsqu’on est totalement seul face à un accusateur public galvanisé la foule.

Si Bernard-Henri Lévy avait été mis en mesure de dérouler le fond de ses arguments, il n’aurait pas manqué de rappeler des faits avérés, expliquant cette « disproportion » dans le nombre de victimes du conflit de Gaza tant décriée par Aymeric Caron. Qu’Israël, soucieux de protéger sa population civile délibérément visée par plus de 5 000 roquettes tirées depuis Gaza au cours de l’opération Bordure Protectrice, a installé le Dôme de fer pour détruire ces engins meurtriers. Qu’à l’inverse le Hamas, soucieux depuis le retrait israélien de Gaza en 2005 de construire des tunnels grâce au détournement de l’aide internationale et à l’esclavagisme de sa population, n’a construit aucun abri pour celle-ci. Bien pire, ainsi que l’a parfaitement établi l’excellent reportage de France 24 ainsi que celui de la télévision indienne, le Hamas a installé ses rampes de lancement de roquettes dans les écoles de l’ONU, les mosquées et les maisons des habitants de Gaza. Dès lors l’armée israélienne, en dépit de ses efforts pour limiter au maximum les victimes civiles, n’a malheureusement pas pu les éviter totalement.  C’est cette attitude criminelle du Hamas qui explique ce chiffre avancé de 2 000 victimes (dont la moitié de terroristes), et c’est ce caractère délibérément cynique de la lutte opposée à Israël, que la bien-pensance mono-indignée omet soigneusement de considérer.

Or si Aymeric Caron avait varié ses sujets d’indignation, il aurait peut-être relevé la censure du Hamas et ses méthodes d’intimidation de la presse, rapportées par les journalistes étrangers ayant quitté Gaza. Mais Aymeric Caron reste monolithique dans ses dénonciations, puisqu’elles n’ont qu’une seule cible: Israël.

C’est pourquoi il a été assez cocasse d’assister une nouvelle fois au transfert qu’il commet, reprochant à  Bernard-Henri Lévy ses « indignations sélectives ».  Un tel transfert, phénomène d’essence psychanalytique consistant à reprocher à l’autre ce qu’en réalité on commet soi-même, a contraint Bernard-Henri Lévy à se justifier sur la diversité et l’ancienneté de ses indignations (Darfour, Bosnie, Soudan, Syrie pour ne citer que les plus récentes…). Franchement même si l’on ne partage pas les idées de BHL, même si on n’aime pas le personnage, on ne peut pourtant pas lui enlever ce fait-là: depuis tout temps l’homme s’indigne tout le temps, et pour toutes les causes! Et il a rappelé à juste titre l’ancienneté de son engagement en faveur d’un Etat palestinien vivant en paix avec Israël.

Bernard-Henri Lévy a eu mille fois raisons de répondre à Aymeric Caron qu’il ne défilerait jamais aux côtés d’antisémites patentés se fichant comme d’une guigne des Palestiniens mais uniquement enragés contre les Juifs et Israël. Ces mêmes-là étrangement absents à toute autre manifestation dès lors qu’Israël n’est pas en cause, et au premier chef absents des manifestations dénonçant le génocide commis contre les Chrétiens d’Orient par cette bande d’assassins improprement appelée Etat islamiste, les alter-ego du Hamas.

Il n’y a finalement rien de mal à ne défendre qu’une seule cause, à la condition de la défendre honnêtement. Aymeric Caron, en n’usant que de procédés dialectiques cache-misère de sa pensée, rejoint ainsi  la longue liste des aveugles et des sourds de la démocratie. Qu’il mesure sa chance à sa juste valeur, parce que dans les régimes qu’il défend il serait également muet.

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Où vont les rêves…

La-Vie-Revee-de-Walter-Mitty_portrait_w193h257Où sont nos amours perdus
Ils se baladent au coeur de la nuit
Derrière la lune suspendue
Gardant l’espoir que l’on se souvienne
Entre deux étoiles ils dansent
Et ils attendent qu’une mémoire ancienne
Leur accorde une dernière chance

En sortant passablement émue du film magnifique de Ben Stiller, La Vie rêvée de Walter Mitty, j’ai pensé au texte de cette chanson de Michel Jonasz, l’une de celles dont les notes nous emportent sur les mots, en nous expliquant le sens de la vie.

Depuis son enfance, Walter Mitty laisse ses rêves surgir sans crier gare dans son quotidien, au détour d’un moment ou d’une situation. Alors il prend sa planche de skateboard et fige le temps un court instant pour les suivre. Un mot peut déclencher un rêve. Une amoureuse peut le conduire sur le chemin le plus aventureux de tous, celui d’oser y croire un jour.

Il est des rêves qui nous portent bien plus loin qu’une démonstration logique, à la condition d’aller vérifier qu’ils peuvent être vécus, en vrai. Il en est d’autres, inavouables, qui nous réconfortent même s’ils sont destinés à demeurer tus à jamais. Comment faire le tri, où sont les gardes-fous? C’est tout l’enjeu de la leçon de Walter Mitty qui, même s’il a bien envie d’exploser en vrai contre les parois de l’ascenseur la tronche du gros pénible de son bureau, se retient… En récompense dans la vraie vie, il trouvera bien  plus durable et jubilatoire.

Où vont les rêves quand on les oublie ou quand ils s’éloignent? Où sont les rêves de l’immonde personnage qui ne fait plus rire ni rêver ? Et les rêves de celle qui se pensait la seule aimée et croyait enfin pouvoir respirer jusqu’à ce qu’une autre paraisse, au bout du scooter?

Les rêves que nous n’avons pas suivis sont-ils plus beaux ou plus forts que nos regrets? Et que disent de nous ceux que nous avons suivis quand même, au risque de s’égarer?

Alors qu’il ne fait que vivre sur un nuage, sans en avoir l’air et même en parlant peu, Walter Mitty nous questionne au plus profond. Ses rêves sont remplis de photographies symboles, et soudain surgit le miracle de retrouver les mêmes images au détour d’une réalité.

Point n’est besoin de se souvenir de ses rêves nocturnes, car le jour on rêve mieux et on avance plus loin. Chacun trouvera ses questionnements, et peut-être même ses réponses en sortant de La vie rêvée de Walter Mitty.

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(je décline toute responsabilité pour les images…)

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En 2014, j’ose Fabrice Luchini

Fabrice LuchiniIl y avait bien longtemps que je ne m’étais plus fait le plaisir de me promener sur ce blog…La vie, les vaches, la pluie sans doute.

Et pourtant le dernier post que j’avais esquissé en 2013, c’était déjà pour Fabrice Luchini.  Avant d’aller plus loin, je voudrais tout de suite préciser que Fabrice, je ne l’aime pas uniquement depuis ses déhanchés vertigineux sur Allumer le Feu ou ses lectures magnifiques qui rendraient intelligent un cerveau de mollusque ovoïde. Je suis tombée dans cette sorte de béatitude contemplative un peu illuminée, après l’avoir vu pour la première fois en 1984, à l’apogée de ma période adolescente rohmérienne militante. Le film s’appelait Les Nuits de la Pleine Lune, j’avais trouvé Octave odieux mais intelligent et je tentais en vain de me refaire le chignon ébouriffé de Pascale Ogier pour aller au lycée. L’année suivante avec mes amies Béatrice, Fabienne et Sophie nous regrettions son absence dans Pauline à la plage, mais rejouions les scènes quand même. On a l’adolescence qu’on peut.

1990, La Discrète, de Christian Vincent. Fabrice s’appelle Antoine, il n’est plus seulement odieux mais carrément abject avec Catherine – qui il est vrai, a des sacs à main effrayants – mais moi je le trouve brillant et percutant. Je suis bien certaine qu’au fond il est tendre et ne demande qu’à s’apaiser.

Gâtons-nous, voulez-vous?

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Le pire, c’est que je l’admire tellement que je serais plutôt du genre à fuir son regard si jamais le croisais, pour qu’il ne me prenne surtout pas pour une fan ou une groupie. J’ai remarqué d’ailleurs que plus j’admire les génies de son espèce, et plus je me sens carpe à l’idée même de risquer de leur parler.  Une intelligence comme la sienne me met parterre, elle m’éblouit et me scie toute réplique possible.

(Mon cas doit être grave car un soir, après un concert à la Défense de Shai Maestro – jeune pianiste de jazz israélien dont je vénère le talent irréel – je me suis trouvée face à face avec lui sans l’avoir cherché. Toute personne normalement constituée lui aurait au moins dit bravo ou merci, par politesse. Moi non. Au lieu de cela, j’ai commis une action démente: j’ai fait semblant de ne pas le voir et je lui ai tourné le dos! Et j’ai écouté Chick Coréa, qui passait juste ensuite, d’un air inspiré! ).

Et pourtant par nature j’admire sans modération, je m’exclame bruyamment et je m’émerveille cent fois des mêmes répliques. Quant à Fabrice Luchini, je le décortique, le relis, le revois, ce qui renouvelle inlassablement le caractère inconditionnel de mon admiration.

« Je pars de ce principe que mieux on comprend, plus on aime. Que plus on aime, mieux on admire, et que plus on admire, plus on est heureux. » (Sacha Guitry)

Cet homme était peut-être à deux doigts d’être aussi banal que la plupart des autres, mais son esprit brillant l’a porté vers la lumière. Il en devient, par là-même, un mystère, presque une incongruité dans ce paysage culturel et médiatique où la pensée est convenue et  les mots taillés aux entournures, soit pour ne pas désigner, soit pour égaliser à tout prix: homme de petite taille, technicien de surface, défenseure…

Dans un paysage où les mots, pour ne pas risquer de « stigmatiser », appauvrissent même le sens du mot « stigmatiser », Fabrice Luchini manie non seulement à la perfection ceux des auteurs qu’il admire, mais s’offre le luxe de dire les siens en toute vérité, avec fulgurance et l’élégance de ne jamais blesser. Ni de gauche ni de droite, il réussit à être populaire sans concession pour la pensée, et prise l’élite sans prôner l’élitisme.

Le 31 décembre 2013, au Théâtre Antoine, je faisais partie de ces fous dont il s’est moqué, qui venaient voir pour la deuxième fois, en payant le double du prix, Une heure de tranquillité, de Florian Zeller. Après l’ovation finale, vingt minutes de délires luchiniens hors sujet, juste pour commencer la nouvelle année. Une jeune fille, au troisième balcon, lui a jeté une banderole d’amour, qu’il a ramassée avec un plaisir évident et qu’il a lue à voix haute pour son plaisir à elle.

Jamais au fond, je ne serai capable de faire un tel geste, même si je crois l’avoir envié très fort. Mais un jour peut-être, au cours de ce dîner de mes rêves dans ma salle à manger, Oscar Wilde dira un mot à l’oreille de Sacha Guitry, qui passera le sel à Woody Allen, qui proposera à Edouard Baer un rôle dans son prochain film, qui se recoiffera discrètement en empruntant le miroir de mon sac à main avant de répondre à la question de Raphaël Enthoven. Gainsbourg fera un boeuf avec Ben Harper et Luchini aura oublié Johnny.

Première résolution (publique) en 2014: écrire plus régulièrement dans mon blog, moins sur Facebook et continuer d’aimer les gens que j’admire.

Bonne année, pleine d’illusions transformées et de rêves éveillés.

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D’avoir cru en la Bobine, elle s’est multipliée…

L’année 2013 est celle de l’aboutissement et du début d’une autre aventure pour la Bobine et pour Jacques Haïk.

Après des années de travail, de tournage, d’espoirs et de rêves, de désillusions brèves et de victoires durables, le film relatant la vie extraordinaire de Jacques Haïk, producteur visionnaire et homme d’exception est enfin achevé, et vogue vers son destin.

L’aventure mémorable a démarré il y a plus de sept ans par une rencontre déterminante avec Claudine Bourbigot et Elisabeth Feytit.

Je les ai rencontrées toutes deux à la première de Carnet de naufrage, leur poétique documentaire sur un film inachevé de Prévert.

Je me souviens de l’enchaînement des choses comme si c’était hier.

Moi, après la projection: Puisque vous vous êtes férues d’histoire du cinéma, vous connaissez nécessairement Jacques Haïk, le cousin de mes grands-pères.

Claudine: De tes grands-pères?

Moi (soupir amusé): Oui, de mes deux grands-pères.  Qui s’appelaient d’ailleurs tous les deux Jacques Haïk. Comme la plupart de mes cousins d’ailleurs. Je vous expliquerai un jour…peut-être…

Elisabeth F.: Et donc Jacques Haïk, qui est-ce? Je ne connais pas du tout…

Même Claudine et Elisabeth F, ces puits de science cinématographique, n’avaient jamais entendu parler de Jacques Haïk, ce qui n’était finalement pas si mortifiant puisqu’à part être le grand homme de la famille Haïk, il était tombé aux oubliettes de l’Histoire et avait disparu de la mémoire collective.

Alors je leur ai expliqué ce que je savais de la légende familiale sur Jacques Haïk. Que ce petit juif ayant quitté  la Tunisie au début du XXème siècle, était devenu dans les années 30 un grand producteur de cinéma parisien, créateur du mythique Rex et propriétaire de prestigieuses salles de cinéma – dont l’actuel temple du music-hall Olympia. Qu’il avait découvert Chaplin pour lequel il avait inventé le surnom Charlot, et distribué ses films en France.Que sa réussite avait été éclatante et sa chute au moment de la guerre encore plus brutale. Que je haïssais cette injustice.

Je leur ai dit aussi que ma mère possédait un objet unique, une bobine de film tourné à la fin des années 20, et qui était en réalité un essai dans lequel avait joué mon grand-père Jacques filmé par Jacques le producteur lui-même…Un essai à la valeur inestimable.

(même à vous, amis,je n’en dis pas plus…)

Quelques jours après cette rencontre, Claudine m’a appelée, transcendée. Elle avait fait des recherches sur Jacques Haïk, et il n’y avait presque rien. Mais le peu que je lui avais raconté, le producteur oublié, l’Olympia, la légende familiale, la bobine de ma mère, la myriade de Jacques Haïk…tout enfin militait pour qu’on en fasse un film extraordinaire.

Le tournage a démarré il y a cinq ans et nous étions toutes les trois bien seules avec notre foi et notre flamme. Nous y avons mis notre âme sans même nous en apercevoir. J’en ai nourri ma vie au fur et à mesure qu’elle se transformait. En allant à la rencontre de Jacques Haïk et en retrouvant une partie de ma famille perdue et de son histoire,  j’ai trouvé mon essence et ma substance. J’ai compris où je m’étais perdue parfois pendant des années, et j’ai eu le sentiment d’être enfin dans la vérité de mon chemin.

Aujourd’hui, la Bobine est soutenue par des alliés prestigieux, au nombre desquels l’ECPAD (archives cinématographiques de l’armée française) Ciné + et la Fondation du Judaïsme français.

Bientôt, en avril ou mai 2013  (la date reste encore à arrêter définitivement) le film sera diffusé sur l’une des chaînes de Ciné Cinéma et c’est une immense fierté.

Bientôt au cours des prochaines semaines, vous pourrez en voir des teasers un peu partout sur la Toile…

L’aventure ne s’arrête pourtant pas là.

Notre histoire était belle parce que nous l’avons écrite pas à pas, sans idée préconçue et en nous laissant porter par les évidences au fur et à mesure qu’elles apparaissaient. L’évidence a  été d’admettre que la version télévision de 52 minutes ne suffirait pas à tout dire. L’histoire de Jacques Haïk et de la famille Haïk devait également être portée sur un grand écran dans une version longue révélant encore d’autres secrets et d’autres visages.

Ainsi est né Jack from Tunis, le film destiné au cinéma, actuellement en piste pour de prestigieux festivals…

L’aventure est en marche.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.



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La vérité sur la Bobine

Il faut se rendre à l’évidence: lorsqu’on examine la date de début de tournage mentionnée sur la page Facebook de la Bobine (allez voir et likez!) ainsi que sur le site de la production La Marée Monte et même dans l’ensemble des mes Bulles de tournage, on se rend compte que nous y sommes depuis un bail, plus exactement depuis 2005…

De quoi franchement susciter sourires, scepticisme voire incrédulité teintée de goguenardise de certains de mes proches, de même que de nombreux interlocuteurs croisés tout au long du chemin.

Après tout, c’est vrai…Pourquoi et comment un film documentaire long-métrage sur l’histoire d’un pionnier du cinéma prend-il sept ans de préparation et de tournage? Qu’est-ce qui a bien pu nous retenir autant? Et qui l’eût cru en fait?

Lequel des deux sera le plus extraordinaire: la recherche, ou le résultat? Les questions, ou les réponses?

Et vous public? Que verrez-vous de la Bobine, que nous n’ayons pas montré? Et que trouverez-vous de ce que nous n’avons pas cherché?

Dans les premiers temps de l’aventure, certains observateurs  serviables nous ont démontré que l’histoire d’un producteur de cinéma d’avant-guerre n’intéresserait personne. Quelques années plus tard, certains (les mêmes ?) nous ont fait remarquer que nous avions du nez, car après Hugo Cabret et the Artist, l’histoire du cinéma était vraiment dans l’air du temps…

Preuve de l’impermanence des choses, des opinions, et surtout du caractère tout relatif de la vérité.

Personnellement, j’ai toujours ressenti un malaise avec les personnes qui m’expliquaient que la vérité de chaque chose était ici, de toute éternité, et qu’elle n’était qu’une. Une fois quelqu’un m’a même dit très sérieusement: « Il n’y a objectivement qu’une seule vérité. » Je suppose qu’il y croit toujours, puisqu’il a dit que c’était vrai… L’effet pervers de cette théorie étant bien évidemment de pouvoir se contenter d’une apparence, pour peu qu’elle soit présentée comme vraie. Or la vérité est tout sauf une meringue, symbole du creux présentable : contrairement à la meringue, la vérité a du fond et ne sert pas à décorer les certitudes des gens qui disent savoir. Présenté comme cela, ce que j’écris semble vrai…

Et pourtant  je suis convaincue qu’aucune vérité n’existe  en dehors de la perception que chacun en a. Ce que je sais vrai par conviction absolue ne l’est que pour moi, à une période donnée de ma vie et en fonction des données dont je dispose. D’ailleurs je ne suis jamais aussi sereine que lorsque je ressens intimement un moment de vérité, et qu’il me porte. Et pourtant je sais bien que d’autres préfèreront une fois pour toutes poser en vérité immuable des certitudes sur la vie, la création, les gens, les autres et reboucler dessus pour s’en convaincre davantage. C’est possible de faire comme ça, c’est vrai…

Si l’on applique cette (relativement vraie) théorie à la Bobine, on constate que certaines choses étaient si vraies il y a quelques années qu’elles ne le sont plus du tout aujourd’hui. Et même l’inverse d’ailleurs. Où avions-nous vu faux et vrai ? (Et que reste-t-il de nos amours ?)

Tout ce que je peux dire, c’est que le film que nous finissons aujourd’hui (je rappelle que le clap de fin est prévu pour fin 2012) n’a que peu de choses à voir avec celui que nous avions commencé. Les paramètres (ces altérateurs de vérité unique !) s’en sont mêlés, et la magie a opéré pour nous donner le plus beau des cadeaux : celui que nous ne cherchions pas.

Nous avions commencé un film sur l’histoire de Jacques Haïk, génial producteur de cinéma d’avant-guerre et cousin de mes grands-pères, eux aussi tous deux dénommés Jacques Haïk ; nous aboutissons à un film pluriel sur Jacques (s) Haïk (s), avec un fil conducteur mâtiné de sensationnel et jalonné de découvertes dont nul ne soupçonne l’existence. Pourquoi ?

Parce que la foi et la confiance en ce que nous ressentions vrai ont été plus fortes que la vérité objective ou dite comme telle.

Parce nous avons pu vérifier que si le plus court chemin d’un point à un autre était assurément la ligne droite, il n’en était ni le plus riche ni le plus troublant.

Parce que nous pris le meilleur des gens qui disaient non, autant que de ceux qui disaient oui, encore.

Parce que les prés carrés sont bien trop petits pour nos images.

Et parce que les âmes de Jacques Haïk et de tous ceux qui nous ont tenu la main nous ont offert de magnifiques suppléments.




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Treme: une série magistrale de HBO sur la Nouvelle Orleans après Katrina

A l’adolescence, période des premières grandes découvertes et des premières fois, j’ai été fascinée, happée même, par le jazz, le blues, et toutes leurs déclinaisons. Cette musique a parlé à mon âme, et ne l’a jamais quittée depuis.

La Nouvelle-Orléans tient encore une place à part.

Parce qu’elle est le vieux Sud enrichi de dizaines d’autres influences, parce qu’elle est le berceau du jazz, que ses habitants vivent la musique comme ils respirent, et que l’histoire hante les ruelles de chaque quartier, avec des relents vivaces d’une vieille langue française emblématique et tutélaire.

(Et aussi parce que Scarlett O’Hara y a passé sa lune de miel avec Rhett Butler. Et même parce qu’un jour gris, un Tramway nommé Désir y a emporté les rêves de Blanche Dubois.)

Une nuit d’été, dans une autre vie, je suis arrivée à la Nouvelle Orléans sous une pluie torrentielle, presque irréelle. Mais dès le lendemain, la pluie avait disparu, comme un souvenir. Alors j’ai visité les ruelles du French Quarter, suivi une parade qui passait, écouté du live jazz dans un club historique, et humé les effluves du gombo dans chaque restaurant. Le lac Pontchartrain étendait ses vagues tranquilles, et l’air était d’une douceur moite.

Je ne suis jamais retournée à la Nouvelle Orléans, mais elle est demeurée dans mon coeur.

J’écoute toujours ses hérauts mythiques, ses chantres magnifiques des anciennes générations comme des nouvelles. Harry Connick Jr bien sûr, mais aussi Wynton Marsalis, le Grand.

Juste pour le plaisir, là, avant que je continue…

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(incroyable version New Orléans de Layla à 2mn, après le speech d’Eric Clapton, solo de trompette magique de Wynton à 8mn30. Et le jeune trombone. Et les cuivres. Quel bonheur! Je m’égare et j’oublie d’écrire…)

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(magnifique reprise live d’Harry Connick Jr de l’hymne national de la Nouvelle Orléans)

Et puis l’ouragan Katrina est arrivé, à la fin de l’été 2005, dévastant la ville et la moitié de la côte. Bien plus que des décombres de pierres, Katrina a entraîné l’exode massif des habitants et de leurs musiques.

En septembre 2008, trois ans après le drame, je pensais encore à eux, et j’avais écrit cet article sur ce blog.

Je viens de découvrir Treme, et je ne m’en remets pas… D’abord le générique composé par John Boutté (un vrai musicien New Orléanais que l’on voit à plusieurs reprises dans son propre rôle dans la série), avant que vous compreniez pourquoi je ne m’en remets pas.

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Treme est le nom du plus ancien quartier noir et créole de la ville, composé d’ esclaves affranchis, et considéré comme le berceau du jazz. La série de HBO, créée par David Simon (The Wire) explore avec finesse et un constant souci de réalisme les destins croisés de plusieurs habitants de la Nouvelle-Orléans, trois mois après le passage de Katrina: un chef Indien de Mardi Gras, une jeune restauratrice, un écrivain professeur à l’université de Tulane, des musiciens…

Avec une rigueur quasi-documentaire, les créateurs de la série prennent le temps…Vraiment. De nous faire vivre des morceaux live en entier dans les clubs locaux, avec au milieu des acteurs les musiciens emblématiques de la ville dans leur propre rôle, tels que John Boutté, Aaron Neville, Coco Robicheaux, Dr John, Kermit Ruffins…Certains de ces musiciens d’ailleurs, véritables gloires de la Nouvelle-Orléans, sont des quasi inconnus dans le reste du pays, et même du monde.

Le temps aussi de nous faire pénétrer dans l’univers du Mardi Gras, des parades, d’insister sur les aberrations du système d’indemnisation, la désorganisation générale de l’administration, mais aussi, toujours, sur l’indéfectible amour des habitants pour chacune des pierres de leur ville et leur culture.

Les personnages sont poignants et les acteurs totalement habités par leur rôle. La musique omniprésente, envers et contre tout – et contre tous, aussi, si l’on sait qu’une partie de l’opinion aux Etats-Unis s’est demandé s’il fallait vraiment reconstruire la Nouvelle-Orléans! – est un hymne à la ville et à son histoire.

Pour vous donner un avant-goût de la série, je ne peux résister au plaisir de vous faire découvrir ici la diatribe enflammée de l’écrivain Craighton Bernette, interprété par le grand John Goodman.

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Lecteurs des Mots dans les Bulles, d’où venez-vous encore?

                                             

 

 

Les bilans réguliers ont des vertus certaines, ne serait-ce que panoramiques.

C'est pourquoi, six mois après la première vue aérienne de chez vous, lecteurs de ce blog, je survole à nouveau votre pays et votre ville, sur mon oiseau Google. L'occasion de saluer de nouveaux entrants dans le Top 10, et de faire ohé aux sortants. Peut-être un petit côté Yann Arthus Bertrand chez moi, finalement. Et que tous ceux qui tiennent absolument à ce que je les voie…me lisent.

A très vite pour de nouvelles aventures!

TOP 10 des lecteurs dans le monde sur une période mensuelle

                                              1. France

                                              2. Canada

                                              3. Belgique

                                              4. Suisse

                                              5. Maroc

                                              6. Tunisie

                                              7. Royaume Uni

                                              8. Etats-Unis

                                              9. Inconnu ("not set")

                                             10. Algérie

Par rapport au précédent classement, un pays qualifié d' "inconnu" a fait son entrée dans le top 10. Comment ce fait-ce? Où est-ce? Quelle planète?

Saluons également la présence en force du Maghreb, tandis que le Canada est toujours champion.

Et sinon, parmi les sortants, l'Italie me fait peine. Dove amici?

 

 

TOP 10 des lecteurs par ville sur une période mensuelle

.                                              1. Paris

                                               2. Lyon

                                               3. Rennes

                                               4. Nantes

                                               5. Lille

                                               6. Montreal

                                               7. Toulouse

                                               8. Grenoble

                                               9. Montpellier

                                               10. Nice

Mille mercis à Montreal, qui me fait le plaisir de s'être réservé une jolie place dans mes bulles.

Et parmi les sortants, le gadin le plus spectaculaire est attribué au Vaudreuil, charmante petite bourgade normande qui passe de la 5ème à la 21ème place du classement. Reviendra-t-elle un jour dans le top 10, si je promets d'écrire mieux et avec des confitures de pommes?

Je ne sais pas si je vous l'ai dit, à tous, lecteurs d'ici et d 'ailleurs, de plus en plus nombreux et assidus. Mais je vous envoie des tonnes de mercis, du fond du coeur.

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Les Amis…suite

Juste en passant…

La suite de mes nouvelles inédites, publiées ici à titre expérimental avant édition, est en ligne sur mon site sobrement intitulé Elisabeth Haïk.fr…

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, je rappelle que ce recueil de nouvelles s'intitule "les Amis".

Que je suis très preneuse des commentaires, suggestions, réactions de joie ou d'énervement.

Que le prologue était déjà en ligne depuis une paie.

Je vous invite donc à découvrir le début de la première nouvelle, les A-mantes religieuses.

 

Bonne lecture!

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