Ben Harper au Printemps de Bourges. Et dire que je n’y étais pas…

Comme c’était prévisible, Ben Harper, mon Prince, mon Roi vivant de la musique, a crée l’évènement mardi soir au Printemps de Bourges.

Et je n’y étais pas.

Et de plus je n’ai même pas cherché à y aller, car Bourges c’est trop loin, surtout la nuit.

Je sais, les Parisiens sont étranges, et même mon amour inconditionnel de Ben Harper a trouvé ses limites géographiques.

Pourtant, lorsque j’écoute Ben Harper, lorsque je regarde Ben Harper, je comprends soudain les filles hystériques qui pleuraient et hurlaient en écoutant et regardant John-Paul-Ringo-George.

Sauf que moi, bien sûr, je ne pleure que de ne pas avoir été à Bourges mardi soir.

En attendant la sortie du prochain album de Ben Harper dans quelques jours, voici une petite vidéo à peine consolatrice.

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Hourra, les pages du petit carnet en moleskine rouge ont commencé à se remplir…

carnet-rouge-en-moleskine

Oyez Oyez…

Ceux qui me suivent un peu savent certainement qu’un mythique carnet en moleskine rouge attendait sagement dans le tiroir de mon bureau, que je lui fasse un sort.

Or hier, dans un wagon, je rêvassais en écoutant deux touristes américaines deviser tranquillement.

Et puis soudain, sans crier gare, comme la fulgurance d’un éclair dans un ciel morne, l’inspiration s’est saisie de moi. Non mais pas une petite inspiration de rien, l’une de ces éphémères qui traversent subrepticement notre esprit créateur, pour aller mourir lentement de l’autre côté de notre cerveau.

Celle-là c’était une vraie, une costaude, de celles qui donnent des romans avec un début, un milieu, et une fin. C’en était aussi bon qu’un plat lentement mijoté, et enfin dégusté après des heures de maturation.

Voilà, j’avais envie de le dire ici.

C’est reparti pour de jolies semaines d’écriture sur le carnet rouge.

Je les vois d’ici, les sourires radieux à moi-même lorsqu’une phrase jouissive sort soudain de mon stylo feutre fétiche, ou lorsque The idée lumineuse émerge enfin, alors que mon héros se trouvait bloqué au début de son action depuis de longues et improductives minutes.

J’écris une nouvelle histoire, en attendant que celles qui existent déjà revêtent enfin leur habit de livre papier.

Bien sûr je continue le blog aussi.

Peut-être même que j’y viendrai parler de l’histoire qui s’écrit, qui sait?

Le syndrome de Jerusalem, prix du public au 9ème Festival du cinéma israélien de Paris

le-syndrome-de-jerusalem

Il y a des mots, dans mes bulles, mais aussi beaucoup d’images.

Je vous ai parlé à plusieurs reprises du Syndrome de Jerusalem, ce road movie déjanté, réalisé par Stéphane Belaisch et Emmanuel Naccache.

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, il est toujours possible de relire l’excellente interview que m’a accordée Stéphane Belaisch en août dernier, et de revoir la bande annonce du film.

Le Festival du cinéma israélien s’achève, avec l’affiche plusieurs films de grande qualité. Mais, signe des temps sans doute, les suffrages du public se sont massivement portés sur le Syndrome de Jerusalem, une comédie fraîche, avec un zeste de folie, mettant aux prises des personnages reflétant la complexité de la société israélienne. Les réalisateurs avaient entendu ne faire preuve que d’observation, sans aucun jugement, et avec une certaine loufoquerie.

Les acteurs, dont Lionel Abelanski, sont réjouissants, et le casting israélien permet de découvrir une brochette de jeunes acteurs particulièrement talentueux.

A leur tête, Liron Levo, beau ténébreux que j’avais personnellement beaucoup apprécié  dans Désengagement, le film d’Amos Gitai avec Jeanne Moreau et Juliette Binoche, et qui est souvent présenté comme l’un des acteurs israéliens les plus talentueux de sa génération.

Liron Levo et Juliette Binoche

Pari réussi donc, pour ce premier film déjà sorti en Israël, en espérant qu’il sera enfin distribué en France.