5 jan
Retour aux sources
Parfois, lorsque la période est à la fête et à l’euphorie, plusieurs jours de suite sans interruption, j’ai la sensation étrange d’être envahie et submergée par l’extérieur, les évènements, sans avoir le temps de les digérer et de les savourer.
Trop de sollicitations s’accumulent, et finalement je ne peux plus répondre présente. Je voudrais donner, accueillir encore, mais je ne peux plus.
Alors, de façon urgente et impérieuse, survient le besoin de dire stop, comme si tout mon être refusait d’en entendre et d’en absorber plus.
Commence alors une nouvelle période, une sorte de trêve avec l’extérieur, et rentrée en moi-même, je me reconnecte avec le fond de moi. Je respire, je fais le vide, j’attends le retour au calme.
Time off.
Tout est débranché, et tout s’apaise progressivement. Seule avec l’environnement que j’aurai choisi, dans le décor qui m’aura parlé, avec la musique qui se sera imposée à cet unique moment là, j’attends et j’accueille la sensation de paix qui revient, lentement.
Ce matin, je me confonds avec la végétation grandiose baignée de soleil, face aux remparts et aux pierres millénaires.
Je me régénère et je reprends ma dimension. La plénitude de ce moment est totale, et à cet instant j’ai le sentiment qu’elle est absolue, définitive, que rien ne pourrait l’altérer. Je sens très distinctement un sourire de d’approbation s’installer sur mon visage.
Oui, j’approuve, je m’approuve de prendre le temps de retourner à mes sources, dans cette bulle intérieure qui est le début et la fin de tout, de laquelle tout part, et vers laquelle toujours je reviens.
Cette matinée magique restera gravée comme celle du ressourcement, la parenthèse au milieu des réjouissances.
Re-sourcement.
Et en écrivant ce mot, je m’aperçois que sans y prendre garde, je me suis assise juste devant une petite source jaillissant d’un bassin de pierre, au milieu des fleurs.

Écrit par Sylvaine le 05.01.09 à 14:32
J’approuve! Se retrouver un moment avec soi-même pour s’éloigner un instant du tumulte, se éapprivoiser, se retrouver, j’arrête là, car tu l’exprimes fort joliment.
Écrit par Elisabethh le 05.01.09 à 14:32
@Sylvaine -
Oui, le retour aux sources, à notre source intérieure, est salutaire. Si on y pensait plus souvent, comme un réflexe en temps de stress, le trou de la Sécu s’en verrait singulièrement diminué…
Écrit par danidani le 05.01.09 à 14:32
Quel beau témoignage, touchant de sincérité et de vérité!
Retour aux sources, à la source ?
Mais où trouve-t-on sa source intérieure quand on a vu le jour dans un pays dans lequel on ne vit pas, que l’on admire celui où l’on vit et qu’un pays où l’on n’est pas né et où l’on ne vit pas vous remplit d’émotion quand il est adulé ou haï?
Probablement dans les trois!
Écrit par betty le 05.01.09 à 14:32
Dany m’a suggéré de visiter ce site et de lire, entre autres “le retour aux sources” ; j’ai pris un bain de vérité et de fraîcheur ; quel talent d’écriture ! continuez, ce sera toujours un bonheur de vous lire dans cette grisaille quotidienne. Betty
Écrit par Elisabethh le 05.01.09 à 14:32
@betty -
Merci Betty, de votre visite et de vos encouragements.
Vous avez raison, le remède contre les petits maux du quotidien se conjugue souvent en mots.
A très bientôt j’espère.