12 jan
La Bobine: dérouler le fil de la psychogénéalogie…

La Bobine est un film protéiforme, multi-directionnel et multi-pistes. Nous ne l’avons pas décidé ainsi, mais il s’avère que ça s’impose ainsi.
Film d’histoire et de mémoire, je n’y reviens pas. Pas encore, du moins.
Film d’une nébuleuse familiale hors du commun, voici une autre piste.
La configuration de la famille Haïk est complexe, voire ubuesque, et les plus fins limiers y laisseront des loupes, c’est certain.
Prenons mon cas personnel.
Elisabeth Haïk, ayant pour grand-père maternel Jacques Haïk, et pour grand-père paternel Jacques Haïk. (Ceci pouvant peut-être expliquer certaines curiosités de mon caractère…)
Mes deux grands-pères Jacques Haïk avaient pour cousin, l’un germain et l’autre issu de germain, Jacques Haïk le producteur.
Ces trois Jacques Haïk ne sont, si je puis dire, que des Jacques Haïk parmi tant d’autres de la même famille…
La quasi-totalité des Jacques Haïk, ont ou avaient un frère nommé Joseph Haïk.
Cette situation en apparence absurde, n’est qu’une infime partie de ce qui nous attend dans l’absurde.
La Bobine est un film merveilleux, duquel l’absurde pourra surgir à tout moment.
Je goûte infiniment ces petites touches de fantaisie qui jalonnent l’histoire de ma famille, une fantaisie à laquelle se mêle parfois le tragique, parfois le romanesque, mais en tout état de cause toujours l’extra-ordinaire. Et c’est cette alliance de la fantaisie, du tragique et du romanesque, qui nous a lancées, Claudine, Elisabeth F, et moi, dans l’aventure de la Bobine avec le plus grand sérieux, mais sans jamais se prendre au sérieux.
Les bizarreries de la généalogie Haïk ne pouvaient que nous conduire à la psychogénéalogie.
La psychogénéalogie est une approche de la psychologie et de la psychothérapie développée dans les années 1970 par Anne Ancelin Schützenberger selon laquelle les événements, traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants d’un sujet conditionneraient ses troubles psychologiques, ses maladies, et ses comportements étranges ou inexplicables. (Wikipédia)
Plus nous avançons dans les découvertes sur la Bobine, et plus il se trouve que certaines histoires semblent se reproduire de façon troublante dans la famille Haïk, de même que certains traits de caractère ou de personnalité. Ces histoires qui se reproduisent, sont toutes des histoires dans lesquelles le tragique, le romanesque, et l’extra-ordinaire sont liés. C’est l’histoire de Jacques Haïk le producteur, mais aussi d’autres histoires d’autres êtres de son sang, histoires parallèles ou anachroniques, mais toujours similaires.
Alors la Bobine devient un film dans lequel les personnages sont réels et romanesques, fantaisistes et fantasmagoriques, familiers et pourtant encore si lointains.
Mais c’est l’humanité de l’histoire, des histoires de la Bobine, qui trouvera un écho en chaque spectateur, Haïk ou non.
Alors chacun se surprendra à se demander quelle est la part de Jacques Haïk en lui.


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