Au commencement

 

Depuis l'origine, l'aventure de la Bobine me porte sur des chemins de toutes natures. Chemins de traverse, grands boulevards, sentiers étroits ou parterres de roses, toutes ces voies m'ont conduite jusqu'à lui.

Depuis l'origine, alors que je ne le savais pas encore,  il serait ma voie secrète, mon fil conducteur, et mon point d'arrivée.

Très tôt, alors que le tournage n'en était qu'à ses balbutiements, j'ai pressenti son importance. Alors poussée par un sentiment d'évidence,  je l'ai appelé de mes voeux, et je l'ai cherché.

Et sur chaque visage des miens retrouvés,  je l'ai reconnu. Chaque sourire complice, chaque petite perle brillante au coin d'un oeil bienveillant, me parlaient d'un Jacques, ou d'un Joseph.  Et à travers eux,  il me parlaient  encore de lui.

Je suis partie sur les chemins de Jacques Haïk, et j'y ai rencontré toutes les générations issues de Joseph. Rare, est le privilège de vivre ces retrouvailles uniques, dont chacune comporte son petit instant d'éternité.

La Bobine était un film sur Jacques Haïk le Producteur. Il l'est toujours, et plus que jamais. Mais avec le temps, il a gagné un grand supplément d'âme, puisqu'il s'enrichit tous les jours des chemins de vie de chaque Haïk parlant de lui.

Depuis l'origine, il y a en chacun de nous des racines indélébiles.

Parfois nous n'en avons pas conscience, parfois même nous les refusons, mais nos racines nous disent qui nous sommes, et dans quelle direction nous regardons. Même si elles nous paraissent lointaines, elles se rappelleront toujours à nous, et souvent de la façon la plus extraordinaire.

Chaque Haïk trouvé sur mon chemin, à sa façon, m'a parlé de notre bien commun précieux. Beaucoup, en possédaient un souvenir, une carte postale, ou une mémoire.

Quelques uns en conservent même des reproductions parfaites, soigneusement encadrées et chéries, dans une pièce préservée.

Je sais enfin où se trouve son exemplaire original, né il y a près de cent cinquante ans. Il a été dessiné à l'encre de Chine avec âme, art et érudition par notre ancêtre.

 

 

Au commencement, était l'Arbre de la famille Haïk.

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Une réponse à Au commencement

  1. Danielle HAIK dit :

    Bien sûr il y a toujours un commencement, de même qu'il y a une fin même si le fil est long. Seul sa solidité est la preuve de sa matérialité. La Bobine n'est pas un long film mais sa qualité et son aura sont telles qu'elle n'a cessé de produire témoignages après témoignages des commentaires, des anecdotes racontant qui 'étaient les Jacques HAIK. 
    Et alors? Cette famille tentaculaire se retrouve autour de cette Bobine qui se déroule depuis quelque temps déjà, bien qu'elle n'aie pas quitté la précieuse cachette où je l'enferme!
    Elle se déroule grâce au formidable travail professionnel des productrices Elisabeth Feytit et Claudine Bourbigot, successivement réalisatrice, monteuse et script  qui ont déclenché la curiosité, l'intérêt puis les recherches acharnées de ma fille Elisabeth pour contribuer à la concrétisation de ce film.

    Vous connaissez la suite… mais pas la fin! Moi non plus d'ailleurs. On aurait presqu'envie qu'il n'y ait pas de fin, tant d'évènements, de personnes surgissent sans cesse pour alimenter le scenario et l'imagination sans fin elle aussi de l'auteure.
    Il y a une fin pourtant, comme il y a eu un commencement, et gardons le suspense entier, vous la connaitrez quand çà sera le moment…

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