Où vont les rêves…

La-Vie-Revee-de-Walter-Mitty_portrait_w193h257Où sont nos amours perdus
Ils se baladent au coeur de la nuit
Derrière la lune suspendue
Gardant l’espoir que l’on se souvienne
Entre deux étoiles ils dansent
Et ils attendent qu’une mémoire ancienne
Leur accorde une dernière chance

En sortant passablement émue du film magnifique de Ben Stiller, La Vie rêvée de Walter Mitty, j’ai pensé au texte de cette chanson de Michel Jonasz, l’une de celles dont les notes nous emportent sur les mots, en nous expliquant le sens de la vie.

Depuis son enfance, Walter Mitty laisse ses rêves surgir sans crier gare dans son quotidien, au détour d’un moment ou d’une situation. Alors il prend sa planche de skateboard et fige le temps un court instant pour les suivre. Un mot peut déclencher un rêve. Une amoureuse peut le conduire sur le chemin le plus aventureux de tous, celui d’oser y croire un jour.

Il est des rêves qui nous portent bien plus loin qu’une démonstration logique, à la condition d’aller vérifier qu’ils peuvent être vécus, en vrai. Il en est d’autres, inavouables, qui nous réconfortent même s’ils sont destinés à demeurer tus à jamais. Comment faire le tri, où sont les gardes-fous? C’est tout l’enjeu de la leçon de Walter Mitty qui, même s’il a bien envie d’exploser en vrai contre les parois de l’ascenseur la tronche du gros pénible de son bureau, se retient… En récompense dans la vraie vie, il trouvera bien  plus durable et jubilatoire.

Où vont les rêves quand on les oublie ou quand ils s’éloignent? Où sont les rêves de l’immonde personnage qui ne fait plus rire ni rêver ? Et les rêves de celle qui se pensait la seule aimée et croyait enfin pouvoir respirer jusqu’à ce qu’une autre paraisse, au bout du scooter?

Les rêves que nous n’avons pas suivis sont-ils plus beaux ou plus forts que nos regrets? Et que disent de nous ceux que nous avons suivis quand même, au risque de s’égarer?

Alors qu’il ne fait que vivre sur un nuage, sans en avoir l’air et même en parlant peu, Walter Mitty nous questionne au plus profond. Ses rêves sont remplis de photographies symboles, et soudain surgit le miracle de retrouver les mêmes images au détour d’une réalité.

Point n’est besoin de se souvenir de ses rêves nocturnes, car le jour on rêve mieux et on avance plus loin. Chacun trouvera ses questionnements, et peut-être même ses réponses en sortant de La vie rêvée de Walter Mitty.

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(je décline toute responsabilité pour les images…)

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