Richard Le Boloc’h, co-auteur d’AOC, Assassinats d’Origine Contrôlée

Richard Le Boloc’h et ses compères, c’est-à-dire son frère Eric et leur ami Yann Marchesseau, sont les co-auteurs du très réussi roman AOC, Assassinats d’Origine Contrôlée (Michel Lafon), qui a fait à l’hiver 2007-2008 une entrée très remarquée sur la scène de la littérature policière française.

Tout en restant fidèles à la tradition et en revendiquant leur filiation avec le polar « à la française », les auteurs ont entendu renouveler le genre et lui insuffler un souffle de modernité.
Si vous ne l’avez pas encore, procurez-vous d’urgence le livre.
S’il est épuisé (puisqu’il a été un vrai succès…), rongez votre frein jusqu’à la sortie prochaine du deuxième polar des frères Le Boloc’h.

Et dans toutes les hypothèses, connectez-vous sur le site AOC-le roman (lien dans la blogoliste) et, goûtez, à titre d’amuse-gueules, les bandes-annonces offertes ici.

Je fais mon Ardissonne, je vous donne un extrait du pitch officiel.

Célèbre pour ses vestiges médiévaux et la diversité de ses terroirs, la paisible petite ville de Saint-Emilion bascule dans l’horreur à l’approche des vendanges vertes.
Dans cette cité de vignoble où l’héritage ecclésiastique est des plus conséquents, l’assassinat du curé ne manque pas d’échauffer les esprits. L’appartenance de la victime à la confrérie viticole locale constitue-t-elle le mobile du crime?
C’est ce que paraît penser le capitaine de la DIPJ de Bordeaux, Thierry Cuche, pour qui les membres de cet ordre notoire représentent autant de suspects. Alibis fragiles, vieilles rancunes: tous semblent avoir quelque chose à cacher. L’enquête s’intensifie avec l’apparition d’un corbeau et la multiplication des macchabées.
Le cauchemar va commencer. Bientôt, Saint-Emilion sera plus connue pour ses crimes que pour ses crus.

Au prix d’âpres négociations, car il est âpre à la négociation, Richard a accepté de m’accorder une interview.

EH   Richard Le Boloc’h, est-ce uniquement parce qu’on a été à la fac ensemble, fait des jobs d’été ensemble et crevé ensemble une roue sur l’autoroute Paris-Deauville, que tu as accepté d’être mon invité dans les bulles, ou bien y a-t-il une meilleure raison?

RLB  En fait, compte tenu de notre passé calamiteux, ça me fait très plaisir d’être le premier invité de ton blog.

EH:  Tu es bien aimable, merci.

EH:  A ce jour, AOC, Assassinats d’Origine Contrôlée, coécrit avec ton frère Eric le Boloc’h et Yann Marchesseau, roman policier du terroir, est un vrai succès pour un premier roman, puisqu’il s’est écoulé à 28 000 exemplaires. Est-ce à dire qu’il existe un public pour les polars à la française? Comment définirais-tu ton lecteur-type?

RLB   Dans la littérature française, nous n’avons rien inventé, je crois que nous nous inscrivons dans la tradition directe des novelistes du XIXème siècle, genre qui a toujours rencontré un large public suivant les feuilletons publiés quotidiennement dans les journaux. Nous aussi, nous racontons des histoires évolutives. Aujourd’hui encore, il y a un public pour ce type de roman policier français, qui fait partie intégrante de notre culture littéraire. Nous avons remarqué, au cours des nombreuses signatures que nous avons pu faire dans toute la France, que notre lectorat était essentiellement constitué de femmes dans la tranche 35-70 ans.

EH   C’est plus large que la ménagère de moins de 50 ans, alors.

RLB   Oui. En fait je crois tout simplement que les femmes lisent plus que les hommes, et cette constante se retrouve aussi dans le lectorat-type de roman policier. Les hommes lisent plus l’Equipe. (Nous rions ensemble, car évidemment, tout le monde le sait, c’est faux.)

EH   Avec ton frère quasi-siamois Eric, vous travaillez toujours en binôme. Qui est la tête et qui est les jambes?

RLB   Personne, en fait, ou tous les deux. Car on forme vraiment un tout. On n’a pas le même caractère, ni le même vécu, même si bien sûr on a vécu beaucoup de choses communes. Mais moi je suis plus cartésien, Eric est plus intuitif, donc on se complète bien et notre duo est plutôt performant.

EH   AOC a pour scène du crime le vignoble bordelais. Tes coauteurs et toi, vous vous êtes naturellement rendus sur place à Saint-Emilion, pour la préparation de l’intrigue et pour parfaire votre documentation. Alors comme ça, à brûle-pourpoint, peux-tu me dire, Richard (et il y va de ta crédibilité d’auteur de polar de terroir) quel vin du Bordelais accompagne le mieux un coq au vin?

RLB   Epineuse question, car tu te doutes que des dizaines de vins conviendraient. Mais ma préférence, pour la catégorie des Saint-Emilion, irait peut-être au Château Bel Air. Sinon, je recommanderai aussi un vin de table qui s’appelle l' »R de rien », assez âpre et que j’aime beaucoup, fait dans la tradition des vins bordelais sur le domaine d’un petit propriétaire, François des Ligneris.

EH   J’ai ouï dire (enfin, c’est toi qui me l’as dit…) qu’une adaptation cinématographique d’AOC était en préparation. Vous revenez donc à vos premières amours, puisque le roman était à l’origine un scénario. Avez-vous beaucoup retouché le scénario original depuis le succès du roman? Peux-tu d’ores et déjà nous faire des révélations sur le casting et le réalisateur?

RLB   Non, le scénario original n’a pas encore été remanié, car pour l’instant nous ne sommes pas définitivement fixés sur le support, cinéma ou télévision. Nous avons d’ores et déjà productions ciné et télé intéressées. Donc selon l’une ou l’autre hypothèse, le format sera différent (60 ou 90 minutes), et il faut qu’on attende de savoir quel sera le format adopté pour retoucher le scénario. Pour les mêmes raisons, nous n’avons pas encore le casting, mais des discussions sont en cours.

EH   Les LB Brothers ne tiennent décidément pas en place, puisque vous travaillez également en ce moment à l’écriture de votre prochain polar. Sans dévoiler l’intrigue, peux-tu lever un petit rideau sur le décor?

RLB   Bon, un tout petit rideau alors. C’est une histoire contemporaine qui se passe au sein d’une grande institution française. Baisser de rideau.

EH   Tu es plutôt chiche dans tes révélations. Alors quel pot-de-vin  me donnes-tu en échange de mon silence sur l’identité du ou des coupables, puisque tu es passé à table dernièrement et que moi, je sais?

RLB   Si tu ne veux pas être le premier personnage assassiné du roman, je te conseille de garder le silence. (Il hésite, puis ajoute à contrecoeur) Bon alors, d’accord, j’en dis un peu plus. L’un des personnages est un notaire dénommé Maître Folasse.

EH   Ben voilà! Richard merci vraiment, tu as été grand.

 

 

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